Est-ce qu’une supplémentation en acides gras omega-3 pendant la grossesse améliore la santé des bébés et de leur mère ?

Bilan

L’augmentation des apports en acides gras oméga‐3 pendant la grossesse, que ce soit par le biais de suppléments ou d’aliments, peut réduire l’incidence des naissances prématurées (avant 37 semaines et avant 34 semaines) et peut réduire les risques d’insuffisance pondérale à la naissance. Les femmes qui prennent des suppléments d’AGPICL oméga‐3 pendant la grossesse sont peut‐être aussi plus susceptibles d’avoir des grossesses plus longues. Aucune différence n’a été observée concernant des évènements indésirables graves pour les mères ou la dépression postnatale.
 

Qualité de preuve

La qualité des preuves concernant l’incidence des naissances prématurées est élevée. Elle est modérée concernant le risque de mortalité périnatale.
 

Contexte

Les naissances prématurées sont l’une des principales causes d’invalidité ou de décès au cours des cinq premières années de la vie. Le poisson et l’huile de poisson contiennent des acides gras polyinsaturés à chaîne longue (AGPICL) oméga‐3, qui ont été associés à des grossesses plus longues. Cependant, de nombreuses femmes enceintes ne mangent pas très souvent du poisson. Cette étude évalue l’effet d’une supplémentation en acides gras omega-3 pendant la grossesse sur la santé des mères et de leurs enfants. Ceci est une mise à jour d’une revue Cochrane publiée pour la première fois en 2006.